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FISCALITÉ
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Revalorisation des frais professionnels pour 2019

Publié le 22 janvier 2019
Modifié le 29 janvier 2019
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Les frais professionnels s'entendent des charges de caractère spécial, inhérentes à la fonction ou à l'emploi du salarié que celui-ci supporte au titre de l'accomplissement de ses missions. Les barèmes des allocations forfaitaires pour les frais professionnels applicables en 2019 ont été publiés.

En principe, les sommes versées par l'employeur au titre des frais professionnels devraient être soumises à cotisations. Toutefois, un arrêté ministériel prévoit leur exclusion de l'assiette des cotisations de sécurité sociale. Cet arrêté donne la définition des frais professionnels et les conditions et les limites dans lesquelles peuvent être exonérées les différentes indemnisations.

Les montants mentionnés ci-dessous en euros sont revalorisés le 1er janvier de chaque année en fonction de l'augmentation du coût de la vie.

Dépenses liées à la nourriture

Lorsque le salarié est en déplacement professionnel et empêché de regagner sa résidence ou lieu habituel de travail, l'indemnité destinée à compenser les dépenses supplémentaires de repas est réputée utilisée, conformément à son objet pour la fraction qui n'excède pas 18,80 euros par repas. C'est l'indemnité de repas lors d'un déplacement professionnel.

Lorsque le salarié est contraint de prendre une restauration sur son lieu effectif de travail, en raison de conditions particulières d'organisation ou d'horaires de travail, telles que travail en équipe, travail posté, travail continu, travail en horaire décalé ou travail de nuit, l'indemnité destinée à compenser les dépenses supplémentaires de restauration est réputée utilisée conformément à son objet pour la fraction qui n'excède pas 6,60 euros. C'est I'indemnité de restauration sur le lieu de travail.

Lorsque le salarié est en déplacement hors des locaux de l'entreprise ou sur un chantier, et lorsque les conditions de travail lui interdisent de regagner sa résidence ou son lieu habituel de travail pour le repas et qu'il n'est pas démontré que les circonstances ou les usages de la profession l'obligent à prendre ce repas au restaurant, l'indemnité destinée à compenser les dépenses supplémentaires de repas est réputée utilisée, conformément à son objet pour la fraction qui n'excède pas 9,20 euros. C'est l'Indemnité de restauration hors des locaux de l'entreprise.

Utilisation d'un véhicule personnel

Lorsque le salarié est contraint d'utiliser son véhicule personnel à des fins professionnelles, l'indemnité forfaitaire kilométrique est réputée utilisée conformément à son objet dans les limites fixées par les barèmes kilométriques annuellement publiés par l'administration fiscale. Cette disposition vise à la fois le cas des salariés en déplacement professionnel (itinérants, commerciaux) et celui des salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour effectuer le trajet domicile – lieu de travail. Dans ce dernier cas, cette contrainte peut résulter de difficultés d'horaires ou de l'inexistence des transports en commun.

Indemnités forfaitaires de grand déplacement

Les limites d'exonération des indemnités forfaitaires de grand déplacement varient selon que le déplacement a lieu en métropole, dans les territoires français situés outre-mer ou à l'étranger. La durée de l'exonération est commune à ces différents déplacements.

Lorsque le salarié est en déplacement professionnel en métropole et empêché de regagner chaque jour sa résidence habituelle, les indemnités de missions destinées à compenser les dépenses supplémentaires de repas sont réputées utilisées, conformément à leur objet pour la fraction qui n'excède pas les 18,80 euros par repas.

S'agissant des indemnités de mission destinées à compenser les dépenses supplémentaires de logement et du petit-déjeuner, elles sont réputées utilisées conformément à leur objet pour la fraction qui n'excède pas, par jour, 67,40 euros pour le salarié en déplacement à Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine, de Seine–Saint-Denis, du Val-de-Marne et 50 euros par jour pour les salariés en déplacement dans les autres départements de la France métropolitaine.

Des règles particulières existent pour les déplacements à l'étranger et dans les DOM-TOM.

Frais engagés dans le cadre d'une mobilité professionnelle

Les frais engagés par le salarié dans le cadre d'une mobilité professionnelle sont considérés comme des charges de caractère spécial inhérentes à l'emploi.

L'employeur est autorisé à déduire de l'assiette des cotisations sociales les indemnités suivantes :

  • les indemnités destinées à compenser les dépenses d'hébergement provisoire et les frais supplémentaires de nourriture, dans l'attente d'un logement définitif : elles sont réputées utilisées, conformément à l'objet pour la partie qui n'excède pas 74,90 euros par jour pour une durée ne pouvant dépasser 9 mois ;
  • les indemnités destinées à compenser les dépenses inhérentes à l'installation dans le nouveau logement : elles sont réputées utilisées conformément à l'objet pour la partie n'excédant pas 1 500,20 euros, majorés de 125 € euros par enfant à charge dans la limite de 1 875,10 euros.
  • les indemnités destinées à compenser les frais de déménagement exposés par le salarié, sous réserve que l'employeur justifie la réalité des dépenses engagées par le salarié ;
  • les indemnités destinées à compenser les frais exposés par les salariés envoyés en mission temporaire ou mutés en France par les entreprises étrangères et qui ne bénéficient pas du régime de détachement en vertu du règlement CEE/1408/71 ou d'une convention bilatérale de sécurité sociale à laquelle la France est partie et par les salariés des entreprises françaises détachés à l'étranger qui continuent de relever du régime général, sous réserve que l'employeur justifie la réalité des dépenses engagées par le salarié ;
  • les indemnités destinées à compenser les frais exposés par les salariés envoyés en mission temporaire ou mutés de la métropole vers les territoires français situés outre-mer et inversement ou de l'un de ces territoires vers un autre, sous réserve que l'employeur justifie la réalité des dépenses engagées par le salarié.

Frais liés au télétravail

Les frais engagés par le salarié en situation de télétravail, régie par le contrat de travail ou par la convention ou accord collectif, sont considérés comme des charges de caractère spécial inhérentes à la fonction ou à l'emploi, sous réserve que les remboursements effectués par l'employeur soient justifiés par la réalité des dépenses professionnelles supportées par le salarié.

Les frais engagés par le salarié à des fins professionnelles, pour l'utilisation des outils issus des nouvelles technologies de l'information et de la communication (téléphone fixe ou mobile, micro-ordinateur portable ou non, progiciels, modem d'accès à un télécopieur, à l'ordinateur de l'entreprise, à Internet) qu'il possède, sont considérés comme des charges de caractère spécial inhérentes à la fonction ou à l'emploi conformément au contrat de travail. Les remboursements effectués par l'employeur doivent être justifiés par la réalité des dépenses professionnelles supportées par le salarié.

En savoir +urssaf.fr

Pour en savoir plus sur les frais professionnels et l'impôt sur le revenu, consulter la VO Impôts 2019 paragraphes 160 au 165 et 241 à 303.