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#Balance…

Publié le 23 novembre 2017
Par | Rédacteur en chef de la RPDS
#Balance…

#Balance…

L'affaire Harvey Weinstein a mis en lumière (si j'ose dire s'agissant du milieu du cinéma) un problème que l'on retrouve malheureusement trop souvent dans le monde du travail.

Si l'on en croit la sphère politico-médiatique, il suffirait d'utiliser les réseaux sociaux par le biais du « #BalanceTonPorc » pour mettre en accusation un agresseur sexuel et régler la question. Loin de nous l'idée de minimiser cet aspect dès lors que cela permet à des victimes de sortir du silence face à des pratiques portant atteinte à leur dignité. Mais il se trouve que dans le monde de l'entreprise, la question est loin d'être aussi évidente. En effet, le lien de subordination constitue un frein non négligeable à la dénonciation de certaines pratiques. Et l'on aimerait entendre ceux qui se félicitent du grand déballage en cours dénoncer avec la même véhémence l'affaiblissement des dispositifs légaux qui, précisément, permettent aux victimes de dénoncer l'enfer qu'elles vivent dans leur entreprise.

Ce n'est pas en supprimant le CHSCT, ou le droit d'alerte des délégués du personnel en cas d'atteinte aux droits des personnes dans les entreprises de moins de 50 salariés, que la prévention en matière de harcèlement va mieux se porter. De même, on ne peut que s'étonner de la récente jurisprudence de la Cour de cassation qui subordonne la protection contre les sanctions de ceux qui dénoncent des faits de harcèlement moral à la mention expresse de la qualification de harcèlement. Deux poids, deux mesures donc. Allez encore un effort : « #balancelesordonnancesetlesjurisprudencespourries ».