« Sur » de lui
Le projet de loi Macron comprend un important volet sur le fonctionnement des conseils de prud'hommes et le statut des conseillers. Dans un océan de régression annoncée, il est tout de même envisagé la création d'un statut du défenseur syndical, lequel pourrait assister les salariés y compris devant la cour d'appel où la représentation deviendrait obligatoire.
Vl'a t'y pas que le bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris, un certain Pierre-Olivier Sur, vient de déclarer qu'« il faut continuer notre travail de lobbying pour obtenir de meilleures garanties, refuser la création d'un défenseur syndical en appel des décisions prud'homales » !
Quelques manœuvres dans un océan de régression
Même si, comme me l'ont fait remarquer des amis conseillers prud'hommes, cela n'a pas grand sens car les syndicats n'ont pas attendu la loi Macron pour faire de la défense syndicale en appel, une telle déclaration est proprement inadmissible.
Elle est révélatrice de quelques manœuvres en coulisses, même si, évidemment, tous les avocats n'ont pas forcément la même opinion. Si M. le bâtonnier était un peu plus « sûr » de lui (oui, j'ai osé !), il critiquerait en priorité ce qui constitue la véritable attaque de ce projet contre la profession, à savoir un dispositif visant d'abord à faire entrer l'avocat dans la grande compétition internationale du monde des affaires.
Car protéger une corporation n'est pas acceptable si c'est pour se payer sur les petits, les sans-grade…
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